Rebis en Alchimie

REBIS – de Res Bina (chose double) – figure symbolique publiée par Basile Valentin (Adepte Rose+Croix) dans le Traité de l’Azoth (1659), représente le mercure double, l’androgyne, l’hermaphrodite. Il évoque l’œuf philosophique et l’œuf cosmique dont la séparation en deux correspond à la manifestation par polarisation de l’Unité première. Le Rebis est aussi le symbole alchimique de la Rose+Croix.   

Un grand nombre de philosophes passent sous silence le Sel comme troisième principe des métaux. Ils ne s’occupent guère que du Soufre et du Mercure. Ils donnent au mélange de Soufre et de Mercure, préparé pour l’Œuvre, le nom de Rebis. Philippe Rouillac le définit de la manière suivante :

“Voilà pourquoi les Philosophes ont appelé la matière de leur bénite pierre: Rebis, qui est un mot latin formé de Res et de Bis, qui est autant à dire une chose deux, nous voulant induire à chercher deux choses, qui ne sont pas deux, mais une seule chose, qu’ils ont nommée Soufre et Mercure”. (Abrégé du Grand Œuvre par Ph. Rouillac, Cordelier).

L’union du roi et de la reine constitue le mariage philosophique.

« Sois averti, mon fils, que notre oeuvre est un mariage philosophique qui doit être composé de mâle et de femelle». (Abrégé du Grand Oeuvre par Ph. Rouillac).

C’est à proprement parler après ce mariage ou union, que la matière prend le nom de Rebis ; Rebis est symbolisé par un corps humain surmonté de deux têtes, celle d’un homme et celle d’une femme. Cette représentation de l’hermaphrodite chimique est commune aux traités hermétiques. On la trouve notamment en tête du : De Alchimia Opuscula Complura, puis dans le Viatorium Spagyricum dans la traduction allemande du Crede Mihi de Northon, etc…

“Richard Anglois rend témoignage de moi (la Pierre) en disant la première matière de notre Pierre s’appelle REBIS (deux fois chose), c’est-à-dire une chose hermaphrodite. C’est pourquoi la médecine universelle se fait d’une chose qui est l’eau et l’esprit du corps.”